Certains blogueurs auraient mieux fait de rester anonymes, comme cet Iranien accusé d’espionnage pour Israël, probablement arrêté en raison de son blogue et d’une visite antérieure en Israël.
L’anonymat permet une liberté d’expression et une auto-protection contre les attaques personnelles (ou les arrestations intempestives).
L’expression « le courage de ses opinions », lorsque l’on affiche son nom ouvertement, est à méditer. Car il est difficile de faire passer ses opinions à partir d’une geôle iranienne.
Il est vrai par contre qu’un homme mort peut motiver un soulèvement de l’opinion générale et des forces politiques adverses bien plus qu’une opinion exprimée par un homme vivant. C’est le principe du martyre. Cela a soulevé bien des fois.
Un martyr de plus dans ce grand cirque iranien ?

Ton billet me rappelle Kimver Gill….
Son blog sans anonymat aurait du causer sa perte, avant qu’il ne puisse tuer des innocents, mais malheureusement, semblerait que personne n’y a réellement porté attention.
Et les martyrs, selon moi, devrait souffrir eux-mêmes, pas causer la souffrance, non? Opinion bien personnelle.
Belle découverte, ce blog, je reviendrai!
Bienvenue ici Âme tourmentée,
J’espère que ce n’est pas moi qui rappelle Kimver Gill !
Ce blogueur iranien voulait dénoncer semble-t-il (je ne lis pas le farsi) l’ignorance occidentale face à l’Iran, mais aussi l’ignorance des Iraniens face à l’Occident et Israël.
Mon emploi du terme martyr faisait référence aux martyrs chrétiens de l’Antiquité (qui mouraient pour leur croyance sans tuer les autres) plus qu’aux martyrs musulmans (qui meurent pour leur croyance en voulant tuer les autres).
Selon moi, il ne devrait pas y avoir de martyr du tout !
L’anonymat est stupide lorsque des gens se cachent derrière pour dire des stupidités sous prétexte de liberté d’expression. Il est par contre valable lorsque c’est pour se protéger contre les stupidités des autres. Comme Kimver Gill et d’autres, les gens peuvent malheureusement dire des stupidités tant dans l’anonymat qu’en dehors de celle-ci…
Mais lorsque le martyr devient banal, peut-on encore le qualifier de martyr? n’est-ce pas l’extraordinaire qui fait le martyr?
Et en Iran, en est-on rendu là?
La prison permet d’éviter les martyres. Elle amène les gens dans l’oubli. La mise à mort au contraire enfonce le martyr dans la mémoire collective.
Les dirigeants iraniens (comme dans tous les pays où l’opinion est contrôlée) n’ont pas intérêt à assassiner leurs prisonniers d’opinion. Je ne crois pas qu’ils le fassent de façon routinière. Le cas de Zahra Kazemi était peut-être une torture qui a fini en mort non désirée, mais elle est maintenant une martyre de la liberté. Est-ce que ce blogueur sera simplement relâché après quelques jours de torture, emprisonné de façon prolongée ou martyrisé, l’avenir nous le dira.
Malheureusement, on voit que même la banalité des martyres n’empêche pas les convaincus d’aspirer au martyre (tous les attentats-suicide). Il faut au contraire se demander si cela ne les encourage pas (comme pour les paléo-Chrétiens)…
Complexe, tout cela.