
le silence est doux après la musique éteinte
et les chats sont endormis en boule — on n’aperçoit plus leurs visages
leurs ronronnements se sont enfuis dans leurs rêves
seule une lueur provenant de la petite lampe éclaire difficilement la pièce
je m’y trouve
seul
n’y semblent vivre que mes mains automatiques et mes souvenirs en prairie
les fenêtres noires reflètent timidement mon image
dehors le monde a disparu
je me berce dans ce silence comme un jour
au sommet d’une dune
dans le vaste désert
en écoutant mes bruits intérieurs
en regardant l’horizon au loin, en moi

G.M.A. (vincent) Superbe description d’une insomnie. Les images que nous permettent tes mots sont inspirant. J’ai été plus particulièrement toucher par la forme calligramme de ton texte, je ne devoilerais pas la forme, je laisse les autres la trouver.
C’est le seul, replier sur sa ligne qui m’a donnée la piste.
Continue ce splendide boulot des mots.
Lou P. DeVille
Merci cher Loup !
attachant ce loup! Et “clever” il semble….
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