
Je suis aux prises avec cette amertume antique
Cet arrière-goût métallique en nostalgie battante
Ce tire en arrière en devenir citrique
Ces souvenirs pirates de l’air
Ces bandits de grand chemin détourneurs de sérénité
Ces rançonneurs d’avenir
J’essaie tant bien que mal d’ajuster ma mydriase imbibée au présent
Mais un bruit de fond me distrait en heures déréglées
Un grondement m’effraie dans cette boîte de Pandore sous mes yeux en diplopie
Le temps qui bourdonne en étincelles telle une mer en ressac à mes tympans bombés
Ce maudit temps s’est figé laissant ma vie orpheline sans moi
J’ai cessé de vieillir empêtré dans ma jeunesse
Je suis autre je ne sais plus qui je suis déboussolé en miettes
Je fouille et profane tous les tombeaux poussiéreux de mon Moyen-Âge
Je m’évertue à recrinquer mon horloge à l’envers à en forcer les mécanismes
Je ne fais que briser mes rouages et tuer le temps
Malgré tous mes combats tous mes chants
Il me reste toujours ce goût amer intemporel en dégoût

Wow! quel tons de gris en subtilité sublime tu as su arracher à ces strophes. Qui sont gris-phosphorescent!
Merci, c’était dans ce genre de moment où l’on ferme les yeux et où l’on laisse écrire ses mains…
Ouf!….j’arrive….et je suis soufflée…
Merci Perséphone, ne vous envolez pas !
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