
je lutte contre l’ennui obscurcissant de la tête
par mes yeux des torrents de paroles non dites
se versent seules et partent se rouler dans les grands vents de l’anéantissement
de mes pores bloqués rien ne se laisse plus sublimer
j’ai atteint le souterrain de la solitude froide
j’ai les ongles cassés à fouiller le sol rocailleux
et les dents abîmées de leurs grincements nocturnes
j’ai le dos lourd courbé de pierres sans mousses
les os craquants d’histoires anciennes
que la vie en bataille m’a laissées en blessures

Merci.
Je suis heureux que cela vous atteigne peut-être.
Un poème a ceci de beau qu’on y voit chacun sa propre histoire, mais l’émotion qui en transsude est la même pour chacun.
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